Toutes les familles découvrent la continuité éducative. 
(texte librement adapté à partir d’une communication de la FCPE et d’une autre de SOS Education)

Nous apprenons à ne plus avoir la liberté de sortir simplement, parents comme enfants ou ados. Selon la situation de chaque famille, c’est plus ou moins difficile, dans des pièces à partager, sans pouvoir s’isoler ou préserver son intimité. A cela s’ajoute le devoir de conjuguer télétravail et accompagnement des enfants dans leur scolarité.
Tentons de faire émerger le côté positif de cette disposition qui oblige à rester chez soi.

Personne n’a vraiment été préparé à cette situation, et pourtant, sans recul pour réfléchir, la continuité éducative s’organise dans le temps et comme chacun le pourra au regard des exigences ou contraintes dans sa vie familiale. Pour beaucoup d’entre nous, parents, enseignants, c’est une situation nouvelle qui bouscule nos habitudes de travail et de vie.

Pour les enseignants, construire une séance qui se fera à distance, en totale autonomie, n’est pas la même chose que de penser son cours en interaction avec la classe, en aller-retour avec les élèves, en stimulation collective avec une pédagogie ajustée.

Pour les parents habitués à l’aide aux devoirs, ce n’est pas la même chose d’organiser toute la journée scolaire et d’être en première ligne des apprentissages de ses enfants. Les difficultés techniques s’ajoutent aux complications dans l’organisation quand on a plusieurs enfants.

Pour les enfants, les rôles sont chamboulés. Ils doivent trouver leurs marques dans ce nouveau cadre « hybride ». À cela s’ajoutent les contraintes du confinement, qui ne leur permet pas de se dépenser autant qu’il le faudrait.

Les premiers jours ont servi de diagnostic et de rodage. Les réseaux et serveurs ont pu être saturés, les parents débordés, et les enfants démotivés.
Comme le montre notre enquête, tout le monde n’a pas d’ordinateur et encore moins un ordinateur par personne, ni ne possède d’imprimante. Nous ne sommes pas tous égaux devant la situation de confinement, et pourtant, l’école se doit d’apporter à tous un système qui soit le moins inégalitaire possible. Dans notre lettre adressée au Proviseur, nous avons fait plusieurs préconisations.

Aujourd’hui, 3 semaines après le début du confinement, nous avons pu apprécier le suivi individuel des enseignants et les efforts fournis par tous pour s’adapter au mieux à cette nouvelle forme de vie.
Cela reste encore hétérogène selon les classes. Un des socles de l’école française est l’égalité entre élèves: nous savons que les efforts fournis par la direction et les coordinateurs vont dans ce sens, pourtant nous souhaitons attirer l’attention des directeurs et des enseignants sur l’étape qui vient: l’évaluation des élèves.